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samedi 14 mai 2005, 21h22
TUNIS (AP) - Confrontée à une démarche contestataire de trois de ses membres, l’Association des journalistes tunisiens (AJT) est parvenue samedi à trouver un compromis qui lui a permis d’éviter le risque d’implosion qui la guettait.
A l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, le 3 mai dernier, les trois "dissidents" ont dressé un état des lieux très critique de la situation de la presse en Tunisie, dans un "rapport parallèle" à celui de leur association jugé à leurs yeux trop favorable au pouvoir.
Il leur était reproché également de publier au nom de l’association des "communiqués individuels" sans en référer au bureau directeur dont ils sont membres.
Menacés dans un premier temps d’être écartés de l’association, les trois journalistes, Zied El Hani, Néji Bghouri et Mohsen Abderrahmane, ont été finalement maintenus après avoir "reconnu leurs erreurs", selon un communiqué de l’AJT parvenu samedi à l’Associated Press.
Dans ce communiqué rendu public à l’issue d’une réunion du bureau directeur élargi de l’AJT, les trois contestataires s’engagent à "retirer officiellement leur rapport parallèle" et à "oeuvrer au sein du bureau et de ses structures dans le respect de ses décisions".
Pour Mohsen Abderrahmane, cet épilogue est "dans l’intérêt de toutes les parties".
"Nous avons accepté ce compromis pour sauver l’association et éviter des développements qui auraient pu la menacer", a-t-il déclaré à l’AP.
Considérée comme proche du pouvoir, l’AJT est suspendue de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) depuis mars 2004. AP |