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(IFEX-TMG) - Ci-dessous, une déclaration commune des membres de l’IFEX-TMG :
Le Groupe d’observation de la Tunisie au sein de l’IFEX (IFEX TMG) dénonce la campagne de diffamation visant la porte-parole du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT).
Au lendemain de la publication, le 7 mai 2005, d’un rapport du Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT) sur les actions de "désinformation" dans les medias tunisien, une campagne de presse injurieuse et calomnieuse visant la porte-parole du CNLT, Mme Sihem Bensedrine, s’est déployée à grande échelle dans un certain nombre de journaux tunisiens comme Al Chorouq, Al-Hadath et As-sarih. Les membres du Groupe d’observation de la Tunisie au sein de l’IFEX (IFEX-TMG) estiment qu’il y a un lien direct de cause à effet entre la publication du rapport du CNLT, très critique à l’égard de la situation de la liberté d’expression dans le pays, et cette campagne de presse diffamatoire.
Les membres de l’IFEX-TMG déplorent le fait que les défenseurs de droits de l’Homme, particulièrement en Tunisie, soient régulièrement l’objet de telles campagnes de diffamation. Depuis la prise du pouvoir par le Président Ben Ali en 1987, les médias privés sont utilisés pour insulter les défenseurs des droits de l’Homme, les figures de l’opposition, ainsi que les journalistes indépendants. Les journaux cités ci-dessus ont joué un rôle dans ces campagnes de calomnie. En mars dernier, une autre campagne diffamatoire visait M’Hamed Krichene, le très respecté journaliste tunisien de la chaine de télévision du Qatar Al-Jazeera. Cette campagne contre lui a été suscitée par une opinion qu’il a publiée dans le journal londonien Al-Quds Al-Arabi dans laquelle il déplorait l’absence de journalisme indépendant en Tunisie.
Nous dénonçons avec la plus grande vigueur cette odieuse campagne de diffamation qui porte atteinte à la dignité et à l’honneur de la porte-parole du CNLT, Mme Sihem Bensedrine, ainsi que toute autre campagne de même type visant les défenseurs des droits de l’Homme et les journalistes.
Les membres de L’IFEX TMG appellent l’Etat tunisien à respecter ses engagements internationaux en matière de droits de l’Homme et de liberté d’expression.
Ils appellent par ailleurs les éditeurs et les rédacteurs de journaux tunisiens à résister à leur utilisation par le gouvernement à des fins politiques et à respecter des impératifs professionnels plus élevés, notamment l’indépendance, l’honnêteté et l’objectivité.
Les membres du groupe d’observation de la Tunisie sont :
ARTICLE 19, Royaume-Uni
L’Association mondiale des journaux (AMJ), France
L’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC)
Le centre PEN norvégien
Comité des écrivains en prison du PEN international (WiPC), Royaume-Uni
Index on Censorship, Royaume-Uni
Journalistes canadiens pour la liberté d’expression (CJFE)
Journaliste en danger (JED), République démocratique du Congo
Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie
L’Organisation égyptienne des droits de l’homme (EOHR)
L’Union internationale des éditeurs (UIE), Suisse
World Press Freedom Committee (WPFC), États-Unis |