|
AFP, le 15.05.2005 à 10h47
TUNIS, 15 mai (AFP) - L’Association des journalistes tunisiens (AJT) a fait réintégrer trois membres contestataires exclus suite à la publication d’un rapport accablant sur la liberté de la presse en Tunisie, a-t-elle annoncé dimanche dans un communiqué.
L’AJT affirme avoir pris cette décision à l’issue d’une réunion de son comité directeur élargi, au cours de laquelle les trois membres dirigeants exclus se sont engagés à retirer le rapport objet de polémique.
Les journalistes Mohsen Abderrahmen, Neji Bghouri et Zied El Heni avaient été exclus de la direction de l’AJT, considérée comme proche du pouvoir, après avoir établi un rapport parallèle sur la liberté d’_expression et contesté celui de leur association comme étant "un rapport officiel dicté par les autorités".
M. Bghouri, interrogé par la police au sujet du rapport parallèle distribué à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, affirme être exposé à des poursuites judicaires pour "diffamation, diffusion de fausses nouvelles et troubles à l’ordre public".
L’AJT avait dénoncé le rapport des contestataires comme étant un "document parallèle contraire aux réglements de l’AJT, à ses traditions et à sa déontologie".
Cette association a été suspendue de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) en mars 2004, suite à l’attribution d’un "Prix pour la liberté de la presse" au Président Zine Al Abidine Ben Ali, par son ancienne direction.
L’AJT rassemble quelque 600 journalistes pour un millier excercant en Tunisie, quelques dizaines ayant fondé en mai 2004 un syndicat autonome dont la légalité est contestée par les autorités. |