|
Association Tunisienne de Lutte contre la Torture
Tunis, le 21/10/2004
En parallèle du discours officiel de propagande sur les « libertés et la démocratie », « la primauté de la loi et l’universalité des droits de l’homme », et « la protection des droits de la femme et de l’enfant », se sont multipliées ces derniers temps les agressions et les vagues de harcèlement visant les défenseurs des droits de l’homme et les opposants politiques, y compris les membres de leurs familles, femmes ou enfants.
Ainsi, la ville de Gabès a été le théâtre cette semaine d’une agression dont la victime est madame Aziza Ayari. Un des agresseurs a entrepris de l’agresser et de la rosser devant son domicile le 18.10.2004, et d’épouvanter sa petite fille, Faten Salem, qui était avec elle. Puis il s’est retiré à bord d’une voiture qui l’attendait et a quitté les lieux avec ses complices. Les coups de pieds et de poings assénés à madame Aziza Ayari lui ont causé de nombreuses contusions nécessitant son placement sous surveillance médicale pour une semaine.
Cette agression vient couronner le harcèlement constant dont sont l’objet son mari, Monji Salem et les membres de sa famille depuis plus de trois mois. Mongi Salem est le président de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme et membre du Bureau Politique du Parti Démocratique Progressiste.
L’ATLT :
1) dénonce cette énième agression et les méthodes d’intimidation, de terreur et de châtiment collectif qui visent les militants et militantes des droits de l’homme ou politiques, ainsi que les membres de leurs familles.
2) Réaffirme que l’impunité constitue un encouragement à la multiplication des agressions dont les autorités exécutives et judiciaires portent la responsabilité.
3) Exprime sa solidarité envers madame Ayari et exige que tout soit mis en uvre pour que ses agresseurs soient poursuivis et traduits en justice.
Pour l’association
Le secrétaire général
Choukri Latif
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |