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Pour empêcher, de nouveau, la tenue du 2ème congrès de RAID Attac Tunisie, le pouvoir n’a pas économisé ses forces répressives.
Un important dispositif policier a été déployé, à cette fin, autour du siège du FDLT (Forum démocratique pour le Travail et les libertés), où devait se dérouler le congrès, dans toutes les rues attenantes, dans et autour de la gare centrale de Tunis et autour de la maison du porte parole de l’association.
Tous, invités et membres de RAID Attac Tunisie, ont été refoulés sans ménagement. Les témoignages, que nous avons pu recueillir, s’accordent à décrire un quadrillage policier et une démonstration de force brutale tout à fait disproportionnés, face à quelques dizaines de femmes et d’hommes libres.
Tout d’abord, RAID Attac Tunisie tient à renouveler ses remerciements au FDLT qui a accepté de mettre son local à sa disposition, afin d’y tenir son congrès. Ses plus vifs remerciements vont aussi aux représentants des syndicats, associations, partis politiques et aux militants qui ont fait le déplacement, pour certains d’assez loin, afin de venir
exprimer leur solidarité avec RAID Attac Tunisie et soutenir son 2ème congrès.
Cependant, face à l’aspiration légitime de RAID Attac Tunisie à une existence légale, le pouvoir continue de répondre par la brutalité, l’arbitraire et le déni des droits. Cet acharnement répressif qui dure depuis la création de RAID Attac Tunisie en 1999, ne fait que renforcer note détermination et notre volonté à ne pas nous soumettre et à continuer à lutter pour notre liberté.
Nous tirons notre énergie militante de la justesse et de la légitimité de notre cause, mais aussi de notre conviction inébranlable dans notre victoire.
Tunis, le 23 octobre 2004
RAID Attac Tunisie
Le porte parole
Fathi Chamkhi |