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Un somment en chasse un autre, après le sommet de la honte pour un régime à court d’idée et d’imagination pendant lequel les gifles ont fusé de toute part, un autre sommet a lieu depuis hier à Barcelone "Euro-méditerranée".
Contrairement au sommet de Tunis où les questions de droits de l’homme s’étaient imposées malgré le refus catégorique du régime de laisser place à un tel débat, celui de Barcelone a à l’ordre du jour les droits de l’homme comme sujet principal. Sur les huit pays arabes de la Méditerranée aucun président n’a assisté au sommet et bien évidemment le dictateur Tunisie brillait encore une fois par son absence surtout qu’il est l’auteur de l’essentiel des entraves aux libertés. Pourquoi ne s’était-il pas déplacé à Barcelone ?
Plusieurs raisons l’empêchent de se déplacer. Parmi les constantes chez le dictateur tunisien c’est son aversion aux rencontres internationales pour cause d’incapacité intellectuelle à tenir une conversation et à être confronté aux journalistes. C’est ce qui explique le fait qu’après près de 20 ans de règne il n’a jamais donné d’interview ou parler au peuple tunisien sans lire un bout de papier rédigé par ses sbirs et appris presque par cur et réciter avec un minimum d’articulation et d’accentuation.
La deuxième constante est relative au soucis sécuritaire aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Pour l’extérieur il craint non seulement pour sa sécurité physique, pour cause de paranoïa, mais aussi judiciaire. Il vit dans la psychose de se voir malmener par des juges occidentaux et notamment dans des pays comme l’Espagne, la Belgique ou encore la Suisse dont les tribunaux se sont déclaré compétants pour poursuivre en justice des responsables convaincus de pratique de la torture et d’exactions. C’est ce qui explique sont absence très remarquée en juillet dernier lors de la cérémonie organisée à Toulon (France) en hommage aux anciens combattants. Tous les présidents et Roi ont assisté à la cérémonie sauf Ben Ali d’abord annoncé partant officiellement et annulé à la dernière minute et ce malgré les assurances apportées par M. Chirac contre toute poursuite judiciaire (commentaire fait en direct par le présentateur de France2 et repris sur TV5).
Après les constantes viennent les raisons conjoncturelles. La première est relative au sujet de ce sommet à savoir les droits de l’homme et l’article 2 de l’accord d’association. Ayant pleinement bénéficié des subventions européennes de toutes sortes sans jamais avoir respecté cet article Ben Ali n’a absolument aucune envie de se voir infligé la même leçon que celle donnée par l’honorable Président Schmidt.
La deuxième raison est d’ordre émotionnel. Ayant été boudé par l’ensemble des chefs d’Etat européens, pendant son abominable sommet Ben Ali ne s’est toujours pas remis de cette humiliation ou du moins ressentie comme telle car sa déception est à la hauteur des espoirs de qu’il accrochait à cette manifestation. Alors rendre la monnaie aux européens est une question d’orgueil et d’Ego car comme tous les dictateurs, l’hypertrophie de son ego l’empêche de voir réellement ce qu’il est.
Troisième et dernière raison concerne son état de santé qui l’empêche de faire le moindre déplacement non seulement à l’extérieur mais aussi à l’intérieur du pays voir l’intérieur de la capitale puisqu’il est notoire aujourd’hui que tout se passe au palais de Carthage transformé en véritable bunker et siège effectif des institutions de « l’Etat » tunisien.
Pour résumé on peut dire qu’au handicap intellectuel s’ajoute maintenant l’handicap physique et dans les deux cas ce n’est pas la faute du dictateur mais celle de l’histoire et de ses crises de diarrhée qui ont donné lieu à une telle déjection. |