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Le Mouvement du 18 octobre a maintenant pris place et ce qui se passe actuellement et ce qui se passera ultérieurement nous concerne tous d’une manière ou d’une autre. Il faudra, selon moi amorcer un dialogue plus large et plus constructif, cela nécessite une implication directe des participant(e)s intéressé(e)s dans le dialogue et surtout, et non le moins important, une ouverture effective des opposants au dialogue constructif et à l’apport, entre autres, de la cyberdissidence.
Je demeure toutefois convaincu que rien n’égalera un combat sur le terrain car tout changement, et ça tout le monde le sait, ne peut avoir lieu sans la participation de tout un chacun à la construction à l’intérieur même du pays. Comment alors s’impliquer ? La plume, selon moi, constitue l’un des moyens incontestables pour imposer une certaine visibilité et un attrait des opposants à ce qui se dit. Il ne faut pas oublier que parmi les membres du mouvement il existe des internautes actifs dont M. Mokhtar Yahyaoui que nous connaissons parfaitement, et qui tiendraient compte de ce qui se dit. Donc tant que l’on n’a pas la possibilité de mettre directement la main dans la pâte au bled, une participation écrite pour un débat élargi sera toujours une excellente manière d’aborder les sujets tunisiens "chauds" et d’actualité.
Ceci étant dit pour ceux qui ne veulent pas porter de casquette ou d’étiquette politique, mais pour d’autres, je pense qu’intégrer un parti serait une bonne idée, parmi d’autres, pour avancer les choses et montrer son soutien à ce mouvement qui vient de naître, je ne sais pas si, entant qu’acteurs passifs on peut faire plus que lire et s’informer et garder le reste pour soi. La politique n’est pas le premier des soucis de tout le monde, soit, mais proposer du nouveau et donner du sang neuf d’une manière ou d’une autre, ne peut que renforcer effectivement les rangs de l’opposition. Vous me diriez probablement, que rien ne nous représente, nous les jeunes, et rien ne répond à nos attentes ? Je suis, dans un sens, d’accord avec vous, mais je demeure plus que convaincu qu’en montrant de la volonté et en réitérant ses demandes et en développant ses attentes, on pourra faire la différence.
Peut-être un jour, d’autres partis ou les mêmes partis et mouvements s’adapteront beaucoup plus aux attentes des nouvelles générations. Pour cela et pour satisfaire ma "curiosité", pour maintenir mon soutien au mouvement du 18 octobre et pour faire de la politique tunisienne un domaine plus fort du moins à mes yeux, plus crédible par le nombre de ses adhérents du moins aux yeux du régime, et surtout pour aider à mieux avancer avec mes humbles moyens, j’ai choisi d’intégrer le Parti démocrate progressiste tout en souhaitant avoir fait le bon choix.
(Pour plus d’info et pour voir les trois autres membres qui ont décidé de s’y ralier, consulter Elmawkif de cette semaine)
Bien à vous !
Fraj Brik |