|
L’élection présidentielle dimanche en Ukraine a été entachée par de "sérieuses violations" et notamment des pressions et intimidations exercées sur les membres des commissions électorales, ont affirmé des observateurs de Russie et des pays de l’ex-URSS. Trois observateurs du candidat de l’opposition Viktor Iouchtchenko et un journaliste ont par ailleurs été battus dans la région de Tcherkassy (centre) et à Kirovohrad (centre) dans des incidents séparés, lors du second tour de la présidentielle, a rapporté l’ONG Comité des électeurs ukrainiens. "Les violations sont nombreuses et passablement sérieuses", a déclaré Andreï Kotchetkov, chef de l’organisation CIS EMO qui regroupe des observateurs de Russie, des autres pays de l’ex-URSS et d’Israël, cité par l’agence Interfax. M. Kotchetkov a accusé les députés ukrainien de s’octroyer "une chasse gardée dans leur circonscription pour faire pression sur les membres de leurs commissions électorales". Alexandre Tsinker, chef de l’Institut des pays d’Europe centrale et de la CEI (Communauté des États indépendants, ex-pays d’URSS), a pour sa part déclaré "avoir obtenu de nombreuses informations sur des pressions et intimidations exercées sur les membres des commissions électorales". "Si cela continue comme ça, je doute beaucoup que les résultats du scrutin reflètent l’opinion véritable des Ukrainiens", a-t-il ajouté. Des observateurs russes, dont le pays soutient ouvertement le candidat du pouvoir pro-russe Viktor Ianoukovitch, ont affirmé que la plupart des violations s’étaient déroulées dans les régions de l’Ouest de l’Ukraine, place forte de l’opposant pro-occidental Viktor Iouchtchenko. Le représentant de M. Iouchtchenko à Lviv (ouest), Petro Oliïnik, a affirmé que de "faux bulletins de vote" avaient été diffusés par les autorités en vue, selon lui, "d’invalider le scrutin" dans cette région. Un bureau de vote a été fermé dans la région de Tchernihiv (nord) à la suite d’une alerte à la bombe. Et vingt-trois fausses alertes à la bombe ont été signalées dimanche dans la région de Vinnitsa (sud-ouest). "C’est une provocation visant à intimider les gens", a déclaré le maire de Vinnitsa, Olexandre Dobrovski, cité par par l’agence Interfax. M. Iouchtchenko avait remporté de justesse le premier tour de scrutin le 31 octobre dernier avec 156.000 voix d’avance sur M. Ianoukovitch, très populaire dans les régions russophones de l’Est et du Sud de l’Ukraine.
Agence France-Presse 21 - 11 - 2004
Présidentielle en Ukraine : des observateurs dénoncent de "sérieuses violations"
L’élection présidentielle dimanche en Ukraine a été entachée par de "sérieuses violations" et notamment des pressions et intimidations exercées sur les membres des commissions électorales, ont affirmé des observateurs de Russie et des pays de l’ex-URSS. Trois observateurs du candidat de l’opposition Viktor Iouchtchenko et un journaliste ont par ailleurs été battus dans la région de Tcherkassy (centre) et à Kirovohrad (centre) dans des incidents séparés, lors du second tour de la présidentielle, a rapporté l’ONG Comité des électeurs ukrainiens. "Les violations sont nombreuses et passablement sérieuses", a déclaré Andreï Kotchetkov, chef de l’organisation CIS EMO qui regroupe des observateurs de Russie, des autres pays de l’ex-URSS et d’Israël, cité par l’agence Interfax. M. Kotchetkov a accusé les députés ukrainien de s’octroyer "une chasse gardée dans leur circonscription pour faire pression sur les membres de leurs commissions électorales". Alexandre Tsinker, chef de l’Institut des pays d’Europe centrale et de la CEI (Communauté des États indépendants, ex-pays d’URSS), a pour sa part déclaré "avoir obtenu de nombreuses informations sur des pressions et intimidations exercées sur les membres des commissions électorales". "Si cela continue comme ça, je doute beaucoup que les résultats du scrutin reflètent l’opinion véritable des Ukrainiens", a-t-il ajouté. Des observateurs russes, dont le pays soutient ouvertement le candidat du pouvoir prorusse Viktor Ianoukovitch, ont affirmé que la plupart des violations s’étaient déroulées dans les régions de l’Ouest de l’Ukraine, place forte de l’opposant pro-occidental Viktor Iouchtchenko. Le représentant de M. Iouchtchenko à Lviv (ouest), Petro Oliïnik, a affirmé que de "faux bulletins de vote" avaient été diffusés par les autorités en vue, selon lui, "d’invalider le scrutin" dans cette région. Un policier a été tué dans un bureau de vote de la région de Tcherkassy (centre), un meurtre qui n’a "pas de liens politiques", a annoncé la police régionale. Le capitaine Petro Potekhine qui était en faction dans un bureau de vote de la localité de Molodetska a succombé à un traumatisme crânien après été frappé par ses agresseurs qui voulaient s’emparer de son pistolet, a affirmé le chef de la police régionale de Tcherkassy, Mykola Pidoritch, cité par l’agence Interfax. Un bureau de vote a été fermé dans la région de Tchernihiv (nord) à la suite d’une alerte à la bombe. Et vingt-trois fausses alertes à la bombe ont été signalées dimanche dans la région de Vinnitsa (sud-ouest). "C’est une provocation visant à intimider les gens", a déclaré le maire de Vinnitsa, Olexandre Dobrovski, cité par par l’agence Interfax. Une élection présidentielle très serrée et sous haute tension se déroule en Ukraine, mettant aux prises l’opposant pro-occidental Viktor Iouchtchenko et le Premier ministre pro-russe Viktor Ianoukovitch, candidat du pouvoir également soutenu par Moscou. Le président sortant Léonid Koutchma a prévenu samedi l’opposition, qui a appelé à des manifestations de masse en cas de fraudes électorales, qu’il "n’y aurait pas de révolution". M. Koutchma, qui dirige l’Ukraine depuis 1994, a assuré qu’il ferait respecter l’ordre constitutionnel. Le premier tour de scrutin, remporté de justesse le 31 octobre par M. Iouchtchenko avec 156.000 voix d’avance sur M. Ianoukovitch, a été jugé non démocratique par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le président américain George W. Bush a prévenu M. Koutchma, qui doit se retirer après cette élection, que son pays "serait obligé de revoir ses relations avec l’Ukraine et ceux qui auraient pris part aux falsifications" si le second tour de scrutin ne répondait pas aux normes démocratiques. Des sondages sortie des urnes doivent être publiés à la fermeture des bureaux de vote à 20h00 (18h00 GMT). Le taux de participation était à 11h00 (09h00 GMT) de 20%, un peu moins que lors du premier tour à la même heure. La Commission électorale centrale aura jusqu’au 6 décembre pour annoncer les résultats définitifs du scrutin.
Agence France-Presse Kiev - 21 - 11 - 2004
Un policier tué dans un bureau de vote en Ukraine, pas de liens politiques
Un policier a été tué dans un bureau de vote de la région de Tcherkassy (centre) lors de l’élection présidentielle dimanche en Ukraine, un meurtre qui n’a "pas de liens politiques", a annoncé la police régionale. Le capitaine Petro Potekhine qui était en faction dans un bureau de vote de la localité de Molodetska a succombé à un traumatisme crânien après été frappé par ses agresseurs qui voulaient s’emparer de son pistolet, a affirmé le chef de la police régionale de Tcherkassy, Mykola Pidoritch, cité par l’agence Interfax. Rien n’a été volé ou dérangé dans le bureau de vote, selon la même source qui ajoute que le corps sans vie du policier a été retrouvé par des membres de la Commission électorale locale. "Il ne faut pas lier ce triste incident aux événements poltiques", a déclaré le général Pidoritch. Plusieurs incidents sont venus perturber dimanche le déroulement du vote, selon l’ONG Comité des électeurs ukrainiens qui a notamment dénoncé le "transport organisé" d’électeurs pour qu’ils votent plusieurs fois dans différentes localités. Le scrutin est par ailleurs toujours suspendu dans ce bureau de vote où sont incrits plus d’un millier d’électeurs, selon la Commission électorale centrale. Une élection présidentielle très serrée et sous haute tension se déroule en Ukraine, mettant aux prises l’opposant pro-occidental Viktor Iouchtchenko et le Premier ministre pro-russe Viktor Ianoukovitch, candidat du pouvoir également soutenu par Moscou. Le président sortant Léonid Koutchma a prévenu samedi l’opposition, qui a appelé à des manifestations de masse en cas de fraudes électorales, qu’il "n’y aurait pas de révolution". M. Koutchma, qui dirige l’Ukraine depuis 1994, a assuré qu’il ferait respecter l’ordre constitutionnel. Le premier tour de scrutin, remporté de justesse le 31 octobre par M. Iouchtchenko avec 156.000 voix d’avance sur M. Ianoukovitch, a été jugé non démocratique par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Le président américain George W. Bush a prévenu M. Koutchma, qui doit se retirer après cette élection, que son pays "serait obligé de revoir ses relations avec l’Ukraine et ceux qui auraient pris part aux falsifications" si le second tour de scrutin ne répondait pas aux normes démocratiques.
Agence France-Presse 21 - 11 - 2004 |