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Traian Basescu, le chef de l’Alliance Justice et Vérité (centre-droit), a demandé mardi l’annulation des résultats du premier tour des élections présidentielle et législatives organisées dimanche en Roumanie, et la tenue d’un nouveau scrutin. Le leader de l’opposition, qui s’était présenté à la présidentielle, a crié à la fraude, affirmant que les autorités électorales avaient accordé 160.000 voix de plus (soit 2,5% des suffrages) à son adversaire, le Premier ministre Adrian Nastase. "Nous ne doutons pas qu’il s’agisse de fraude (...). Nous voulons le renvoi immédiat des autorités électorales", a-t-il déclaré. "Le processus électoral dans son ensemble est compromis". Une nouvelle "élection est nécessaire", a-t-il ajouté en demandant une "aide internationale". Les résultats des législatives publiés mardi par le Bureau électoral central après dépouillement de 90% des voix créditent le PSD de 36% des voix, contre 31% à l’Alliance Justice et Vérité. Les autres formations ayant franchi la barre des 5% permettant d’entrer au Parlement sont le Parti de la Grande Roumanie de l’ultranationaliste Corneliu Vadim Tudor (13%), et l’Union démocratique des Magyars de Roumanie (près de 7%). Les résultats définitifs étaient attendus dans la journée. Pour la présidentielle, Adrian Nastase arrive en tête avec près de 41% devant Traian Basescu qui recueille moins de 34% et Corneliu Vadim Tudor qui obtient environ 13%. Un deuxième tour départagera les deux premiers le 12 décembre. "Je ne me bats plus (seulement) pour la présidence mais pour restaurer la démocratie en Roumanie", a déclaré M. Basescu, qui a souligné qu’il serait malgré tout présent au deuxième tour. Il a également affirmé que les autorités électorales avaient crédité le PSD de 100.000 voix illicites, et a accusé le parti au pouvoir d’avoir transporté dans tout le pays des sympathisants pour les faire voter plusieurs fois. Environ 3.300 Roumains de l’association indépendante Pro-Democratia et une cinquantaine d’observateurs internationaux ont surveillé le scrutin. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a estimé que le vote "semblait organisé da manière professionnelle et efficace", mais a mis en garde contre le risque de votes multiples pour un même électeur rendu possible par certaines procédures. "Dans le contexte d’une élection très disputée, cela peut nuire à la confiance de l’opinion", a souligné Stephen Nash qui a dirigé la mission des 18 observateurs de l’OSCE. "Tout problème présumé de ce type devrait être traité par les procédures judiciaires et administratives appropriées", a précisé l’OSCE. Le président de Pro-Democratia, Cristian Parvulescu, a souligné que ses observateurs avaient découvert de nombreuses irrégularités, mais n’avaient pu déterminer si la fraude avait été massive. "La loi, en donnant aux Roumains la possibilité de voter dans n’importe quel bureau de vote du pays, a créé la possibilité d’une fraude électorale", a-t-il souligné. Son organisation a décidé de refuser de surveiller le deuxième tour de la présidentielle pour protester contre les irrégularités. AP
The Associated Press Bucarest - 30 - 11 - 2004
L’opposition roumaine réclame de nouvelles élections
L’opposition roumaine a réclamé mardi l’invalidation du premier tour des élections de dimanche et un nouveau scrutin, dénonçant une fraude électronique orchestrée par le pouvoir. "Il est nécessaire de répéter ces élections", a déclaré Traian Basescu, maire de Bucarest et chef de file de l’alliance centriste d’opposition. "Nous sommes préoccupés par le fait que le processus électoral est beaucoup trop affecté par la fraude", a-t-il ajouté. D’après les premiers résultats, le Parti social démocrate (PSD) du Premier ministre sortant Adrian Nastase est légèrement en tête. La Roumanie organisait dimanche le premier tour de ses élections législatives et présidentielle.
Reuters - Bucarest 30 - 11 - 2004 |