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 Le ministère tunisien des Affaires étrangères a affirmé vendredi que les détenus graciés cette semaine par le Président Ben Ali sont des prisonniers "de droit commun", niant totalement l’existence de détenus politiques en Tunisie. "Il n’existe pas de détenus politiques dans les prisons tunisiennes. Toutes les personnes détenues le sont pour des crimes et des délits de droit commun sanctionnés par la loi", a affirmé le ministère réagissant à une déclaration du département d’État américain. Les États-unis ont salué jeudi la libération de dizaines de détenus islamistes en Tunisie et demandé l’élargissement de tous les prisonniers politiques et de ceux qui sont détenus pour des actions non violentes. "Nous nous félicitons (des libérations) et encourageons le gouvernement tunisien à amnistier tous les prisonniers politiques inculpés ou détenus pour des activités non-violentes et sans lien avec le terrorisme", avait indiqué le département d’État dans un communiqué. Un groupe de détenus islamistes, parmi lesquels deux (bien deux) membres du bureau politique du parti Ennahdha (interdit) ont été libérés par le président Zine El Abidine Ben Ali, à l’occasion du 17ème anniversaire de son arrivée au pouvoir, qui sera célébré dimanche. L’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques avait dénombré mercredi 32 prisonniers libérés selon des indications recueillies auprès de leurs familles et à la sortie des centres de police à Tunis, Sfax et Gabès (sud), ont indiqué deux de ses dirigeants à l’AFP. Vendredi, son décompte fait état de 71 personnes graciées dans la mouvance islamiste d’Ennahdha et d’autres groupuscules, ces libérations n’ayant pas été l’objet d’annonce officielle spécifique à Tunis. Dans sa mise au point, le ministère des Affaires étrangères affirme que les détenus graciés "avaient été jugées en application de la loi ordinaire par des tribunaux ordinaires et ont été reconnus coupables de délits de droit commun ayant trait à leurs activités". "Ces personnes ont été condamnés à l’issue de procès publics et équitables" et "bénéficié de tous leurs droits à la défense", selon le ministère. Les autorités avaient annoncé lundi une grâce présidentielle au profit d’un "certain nombre" de détenus sans précisions de chiffres ni de qualité, ce geste bénéficiant habituellement aux prisonniers de droit commun à l’occasion des Fêtes nationales. L’élargissement de prisonniers islamistes intervenu une semaine après la réélection de M. Ben Ali à la présidence de la Tunisie (94,48%), a été salué à Tunis par le Parti démocratique progressiste (PDP, opposition légale), qui a souhaité une amnistie générale. "Cette mesure restera tronquée tant qu’il n’y aura pas d’amnistie générale en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous ceux qui ont été poursuivis pour leurs idées", a-t-il estimé dans un communiqué à l’AFP.
Agence France-Presse Tunis - 05 - 11 - 2004
Washington salue la libération de détenus en Tunisie
Les États-unis ont salué jeudi la libération de dizaines de détenus islamistes en Tunisie et demandé l’élargissement de tous les prisonniers politiques et de ceux qui sont détenus pour des actions non violentes. "Nous nous félicitons (des libérations) et encourageons le gouvernement tunisien à amnistier tous les prisonniers politiques inculpés ou détenus pour des activités non-violentes et sans lien avec le terrorisme", a indiqué le département d’État dans un communiqué. Un groupe de détenus islamistes, parmi lesquels des membres du bureau politique du parti Ennahdha (interdit) ont été libérés par le président Zine El Abidine Ben Ali à l’occasion du 17ème anniversaire de son arrivée au pouvoir, célébré dimanche prochain. L’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques a dénombré mercredi 32 prisonniers libérés selon des indications recueillies auprès de leurs familles et à la sortie des centres de police à Tunis, Sfax et Gabès (sud), ont indiqué deux de ses dirigeants à l’AFP. Lundi, les autorités avaient annoncé une grâce présidentielle au profit d’un "certain nombre" de détenus sans en préciser le nombre ni l’identité, une telle grâce bénéficiant habituellement aux prisonniers de droit commun à l’occasion des Fêtes nationales. Les organisations de défense des droits de l’Homme et l’opposition dissidente réclament avec insistance une amnistie générale comme première mesure d’assainissement du climat politique et dénoncent régulièrement les conditions de détention. La grâce de prisonniers islamistes est intervenue une semaine après la réélection de M. Ben Ali à la présidence de la Tunisie avec 94,48% des suffrages pour un nouveau mandat de cinq ans.
Agence France-Presse Washington - 04 - 11 - 2004 |