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mercredi 10 novembre 2004, 15h45
TUNIS (AP) - Un peu plus de deux semaines après sa réélection pour un quatrième mandat de cinq ans, le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a procédé mercredi à un important remaniement ministériel marqué par le départ de plusieurs titulaires de départements-clés.
Le Premier ministre Mohamed Ghannouchi reste à son poste, tandis que trois ministères de souveraineté changent de titulaires : après y avoir fait longue carrière, Habib Ben Yahia quitte les Affaires étrangères qu’il cède à son ancien collègue de la Culture, Abdelbaki Hermassi.
Ce département se voit étoffé de deux nouveaux secrétariats d’Etat, le premier chargé des Affaires européennes, avec à sa tête le diplomate Hatem Ben Salem, et le second s’occupant des Affaires américaines et asiatiques. Il sera du ressort de Mme Saïda Chtioui, qui avait le même rang dans le gouvernement sortant.
Le ministère de l’Intérieur est quant à lui confié au conseiller du président pour les droits de l’Homme, Rafik Haj Kacem. Son prédécesseur, Hédi M’henni va pour sa part à la Défense en remplacement de Dali Jazi, parti à la retraite.
Outre MM. Ben Yahia et Jazi, sept autres ministres quittent le gouvernement, dont Chédli Neffati, qui était en charge du ministère des Affaires sociales et de la Solidarité, et Sadok Rabat, qui en tant que ministre des Technologies de la communication, gérait la préparation du sommet de la société du savoir, prévu en novembre 2005 en Tunisie.
Le nouveau gouvernement compte par ailleurs sept femmes, soit une de plus que dans le précédent.
D’autre part, deux nouveaux départements sont créés : un ministère de la Recherche scientifique, de la Technologie et du Développement des compétences, et un autre qui s’occupera exclusivement de l’Environnement et du Développement durable.
Parallèlement au remaniement de l’équipe gouvernementale, le chef de l’Etat tunisien a procédé à une refonte radicale du bureau politique du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique, dont il est le président. De 16 membres, cette haute instance du parti au pouvoir n’en compte plus que sept désormais. Les partants sont pour la plupart ceux-là mêmes qui ont quitté le gouvernement. AP |