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AFP 20.09.05 | 01h04
Le ministre israélien des affaires étrangères, Silvan Shalom, a estimé lundi que le moment était propice à un rapprochement entre Israël et les pays arabes et musulmans qui pourrait aller jusqu’à l’ouverture de relations diplomatiques complètes.
Parlant à la presse au siège de l’Onu à New York après une rencontre avec son homologue tunisien Abdelwahab Abdallah, M. Shalom a indiqué son intention d’avoir d’autres entretiens avec des ministres de pays arabes et musulmans, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
"Je suis sûr que c’est le moment pour eux et pour nous de progresser vers de meilleurs relations et peut-être vers des relations diplomatiques complètes", a-t-il dit. "Je travaille très dur à l’amélioration de nos relations avec le monde arabe et musulman", a-t-il ajouté.
Jeudi dernier, M. Shalom s’était entretenu à New York avec son homologue qatari Sheikh Hamad ben Jassem ben jabr al-Thani, lors du premier contact officiel entre les deux pays.
Avant la rencontre, M. al-Thani n’avait pas exclu la possibilité d’établir des relations diplomatiques entières avec Israël, avant la création de l’Etat Palestinien, tout en soulignant que cela pourrait être lié au progrès du processus de paix.
Le 1er septembre à Istanbul (Turquie), M. Shalom avait eu une rencontre qualifiée d’"historique" avec son homologue pakistanais Khurshid Kasuri. Israël et le Pakistan, deuxième pays musulman du monde en termes de population, n’ont pas de relations diplomatiques.
Israël espère que son retrait historique de la bande de Gaza après 38 ans d’occupation ouvrira une nouvelle ère dans ses relations avec les pays musulmans.
Il n’a actuellement de relations diplomatiques qu’avec trois Etats arabes, l’Egypte, la Jordanie et la Mauritanie, et quelques pays majoritairement musulmans comme la Turquie. |