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L’otage irako-britannique Margaret Hassan a vraisemblablement été exécutée par ses ravisseurs, a déclaré mardi sa famille après la réception par la chaîne Al Djazira d’une vidéo qui, selon toute apparence, montre son exécution d’une balle dans la tête. "Il y a une vidéo de Margaret montrant apparemment son meurtre", a déclaré Tahsin Hassan à Bagdad, où son épouse, d’origine irlandaise, vivait depuis une trentaine d’année. Le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, a déclaré que Margaret Hassan avait probablement été assassinée mais qu’il restait un élément de doute. A Londres, la famille de cette directrice pour l’Irak de l’ONG Care International a confirmé que "probablement, Margaret n’est plus". La chaîne Al Djazira a fait savoir qu’elle ne diffuserait pas la vidéo montrant un personnage encagoulé tirant dans la tête d’une femme aux yeux bandés. Un porte-parole de la chaîne qatarie a dit qu’il n’était pas certain que la victime soit Margaret Hassan, enlevée il y a un mois alors qu’elle se rendait à son bureau. Tahsin Hassan a exhorté les ravisseurs à restituer le corps de son épouse, s’il se confirme qu’elle est devenue la première étrangère exécutée par des preneurs d’otages en Irak. "Je veux savoir si elle est vivante ou morte. Si elle est morte, je veux savoir où elle est afin de pouvoir l’enterrer en paix", a-t-il dit à Reuters. "Margaret a vécu avec moi pendant plus de trente ans en Irak et elle a consacré sa vie au peuple irakien", a-t-il ajouté. "Enlever et tuer quiconque est inexcusable", a déclaré Straw. "Mais il est répugnant de commettre un tel crime à l’encontre d’une femme qui a passé la plus grande partie de sa vie à oeuvrer au bien-être du peuple d’Irak". "Le Premier ministre fait part de sa sympathie à la famille de Margaret Hassan et partage son horreur face au traitement cruel de quelqu’un qui a consacré tant d’années à aider le peuple d’Irak", a dit un porte-parole du Premier ministre Tony Blair.
"Paradoxe cruel"
Le gouvernement britannique est resté très discret au cours des efforts déployés pour obtenir la libération de Margaret Hassan tandis que son employeur et sa famille faisaient valoir ses racines irlandaises et son attachement envers l’Irak, sa patrie d’adoption. "C’est un paradoxe cruel que les ravisseurs de Margaret n’aient pas témoigné envers elle la même humanité et bonté qu’elle a manifestées quotidiennement envers ceux qui l’entouraient. Tous les gens de bien seront consternés par l’assassinat insensé de cette femme innocente", a déclaré la présidente irlandaise Mary McAleese. Née en Irlande, Margaret Hassan a la double nationalité irakienne et britannique. Depuis son enlèvement, le 19 octobre, elle est apparue dans trois enregistrements vidéos diffusés par ses ravisseurs et dans lesquels elle exhortait le gouvernement britannique à retirer ses troupes d’Irak. Ses ravisseurs ont à un moment menacé de la remettre à un groupe dirigé par Abou Moussab Zarkaoui, lié à Al Qaïda, si la Grande-Bretagne ne retirait pas ses troupes d’Irak dans les 48 heures. Mais, début novembre, ce groupe a publié sur un site islamique un message exhortant les ravisseurs de Margaret Hassan à la relâcher, à moins qu’il soit prouvé qu’il s’agit d’une espionne. Le groupe de Zarkaoui avait en revanche décapité le mois dernier l’ingénieur britannique Kenneth Bigley après avoir exigé sans succès le retrait des forces britanniques d’Irak. Peu de femmes étrangères ont été prises en otages en Irak. On ignore qui détenait ces derniers temps la directrice pour l’Irak de Care International. "Ceux qui sont coupables de cet acte atroce et ceux qui les soutiennent n’ont aucune excuse", ont déclaré dans un communiqué le frère et les trois soeurs de l’otage. "Son amour pour le peuple arabe a débuté dans les années 1960 alors qu’elle travaillait dans des camps palestiniens, vivant parmi les plus pauvres d’entre les pauvres. Ces trente dernières années, Margaret a oeuvré sans relâche pour le peuple irakien".
Seif Fouad Reuters - Bagdad 16 - 11 - 2004
L’otage irako-britannique Margaret Hassan a été exécutée
L’otage irako-britannique Margaret Hassan a vraisemblablement été exécutée par ses ravisseurs, a déclaré mardi un responsable britannique à Bagdad. Il a ajouté qu’un document vidéo montrant l’exécution de Margaret Hassan était "probablement authentique". Auparavant, le mari de l’otage, Tahsin Hassan, avait fait état de ce document vidéo, sans pouvoir se prononcer sur son authenticité. "Je veux savoir si elle est vivante ou morte. Si elle est morte, je veux savoir où elle est afin de pouvoir l’enterrer en paix", a-t-il dit à Reuters. La chaîne qatarie Al Djazira a déclaré mardi soir de son côté disposer d’une vidéo montrant des activistes tuant une femme qui ne serait autre que Margaret Hassan. Al Djazira a ajouté qu’elle ne diffuserait pas cette video. Née en Irlande, Margaret Hassan a la double nationalité irakienne et britannique. Elle vivait à Bagdad depuis une trentaine d’années quand elle a été enlevée le 19 octobre alors qu’elle se rendait à son travail, à l’organisation caritative Care International, dont elle était directrice pour l’Irak. Elle est apparue dans plusieurs enregistrements vidéos diffusés par ses ravisseurs et dans lesquels elle exhortait le gouvernement britannique à retirer ses troupes d’Irak. Ses ravisseurs ont à un moment menacé de la remettre à un groupe dirigé par Abou Moussab Zarkaoui, lié à Al Qaïda, si la Grande-Bretagne ne retirait pas ses troupes d’Irak dans les 48 heures. Mais, début novembre, ce groupe a publié sur un site islamique un message exhortant les ravisseurs de Margaret Hassan à la relâcher, à moins qu’il soit prouvé qu’il s’agit d’une espionne. Le groupe de Zarkaoui avait en revanche décapité le mois dernier l’ingénieur britannique Kenneth Bigley après avoir exigé sans succès le retrait des forces britanniques d’Irak. Peu de femmes étrangères ont été prises en otages en Irak. On ignore qui détenait ces derniers temps la directrice pour l’Irak de Care International.
Reuters - Bagdad 16 - 11 - 2004
L’otage irako-britannique Margaret Hassan a été exécutée
L’otage irako-britannique Margaret Hassan a vraisemblablement été exécutée par ses ravisseurs, a déclaré mardi un responsable britannique à Bagdad. Il a ajouté qu’un document vidéo montrant l’exécution de Margaret Hassan était "probablement authentique". Auparavant, le mari de l’otage, Tahsin Hassan, avait fait état de ce document vidéo, sans pouvoir se prononcer sur son authenticité. "Je veux savoir si elle est vivante ou morte. Si elle est morte, je veux savoir où elle est afin de pouvoir l’enterrer en paix", a-t-il dit à Reuters. La chaîne qatarie Al Djazira a déclaré mardi soir de son côté disposer d’une vidéo montrant des activistes tuant une femme qui ne serait autre que Margaret Hassan. Née en Irlande, Margaret Hassan a la double nationalité irakienne et britannique. Elle vivait à Bagdad depuis une trentaine d’années quand elle a été enlevée le 19 octobre alors qu’elle se rendait à son travail, à l’organisation caritative Care International, dont elle était directrice pour l’Irak. Elle est apparue dans plusieurs enregistrements vidéos diffusés par ses ravisseurs et dans lesquels elle exhortait le gouvernement britannique à retirer ses troupes d’Irak.
Reuters - Bagdad 16 - 11 - 2004
1.600 insurgés irakiens tués à Falloudja, selon un nouveau bilan
Les forces américano-irakiennes ont tué au moins 1.600 insurgés et en ont fait prisonniers plus de 1.000 au cours de la bataille de Falloudja, a déclaré mardi le ministre d’Etat irakien à la Sécurité nationale, Kassim Daoud. "Nous pouvons dire que le nombre des morts dépasse les 1.600", a dit Daoud après avoir rencontré le maire de Falloudja. "Le nombre de prisonniers s’établissait, hier soir, à 1.052. Des hommes de différentes nationalités ont été capturés à Falloudja", a-t-il précisé. Selon le ministre, plus de 90% des habitants de la ville avaient fui avant le déclenchement de la bataille, le 8 novembre. Le gouvernement irakien a l’intention d’indemniser ceux qui ont subi des préjudices dans la bataille et accorde une aide alimentaire et médicale aux réfugiés, a-t-il dit. "Nous allons verser des dommages aux habitants afin qu’ils puissent commencer à construire et réparer immédiatement", a tenu à préciser Daoud. Par ailleurs, des mouvements de défense des droits de l’homme ont estimé mardi que la mort d’un Irakien blessé abattu par un "marine" américain pourrait relever du crime de guerre et montrait la nécessité de mieux enseigner les lois de la guerre aux militaires américains. "Si cela est ce que cela semble être, ce serait alors à l’évidence une grave infraction aux Conventions de Genève. Ce serait probablement un crime de guerre", a déclaré Joe Stork, directeur pour Washington de la division du Proche-Orient de Human Rights Watch. Cette organisation ainsi qu’Amnesty International se sont fait l’écho d’un appel lancé par Louise Arbour, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, qui a réclamé une enquête sur de possibles exactions commises de part et d’autre à Falloudja, notamment un recours disproportionné à la force et l’attaque de civils. L’armée américaine a ouvert une enquête après la diffusion par NBC d’une scène montrant un "marine" tirant sur un homme blessé et non armé dans une mosquée de Falloudja, théâtre la semaine dernière de violents combats. Alistair Hodgett, porte-parole d’Amnesty International a souligné que les enquêtes sur d’autres incidents survenus en Irak avaient été trop lentes et il a préconisé des investigations rapides et ouvertes dont les conclusions devraient être rendues publiques.
Reuters - Bagdad 16 - 11 - 2004 |