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A la veille de la remise probable par Paris du dossier médical de Yasser Arafat à son neveu, la veuve de l’ancien dirigeant palestinien, Souha Arafat, a fermement réaffirmé dimanche son opposition à une telle communication. Par la voix de ses avocats parisiens, qui ont publié dimanche soir un communiqué, Mme Arafat, 41 ans, actuellement à Tunis, a estimé être le seul ayant droit autorisé par le droit français à recevoir le dossier des mains des autorités médicales. Au cours du week-end, le porte-parole du ministère de la Défense, Jean-François Bureau, avait réitéré la position officielle française, qui est de considérer Nasser Al-Qidwa, neveu de Yasser Arafat arrivé dimanche matin à Paris pour cela, comme habilité à recevoir une copie du dossier, déjà transmis à Mme Arafat. "La remise du dossier au neveu de M. Arafat se fera exactement dans les mêmes conditions et les mêmes modalités que pour Mme Souha Arafat vendredi", avait précisé M. Bureau. Mais les avocats de Souha Arafat, Mes Philippe Plantade et Jean-Marie Burguburu, estiment "qu’il est choquant de voir le droit dit par le porte-parole du ministère de la Défense". "Il convient de rappeler que le secret médical est absolu en droit français, même lorsqu’il concerne les chefs d’Etat", ajoutent-ils. "Il appartient aux autorités françaises et palestiniennes de prendre contact avec (Mme Arafat) à ce sujet, ce qu’elles n’ont pas jugé opportun à ce jour, afin que puisse être élaborée, en toute sérénité, une solution digne, conforme au Droit et à l’Histoire", poursuivent les avocats dans leur déclaration. "En droit, il n’y pas d’autre ayant droit que Madame Arafat en ses qualités de conjoint survivant du Président Arafat, et de représentant légal de son unique enfant Zahwa", soulignent-ils. "Il en résulte nécessairement qu’elle seule est habilitée à recevoir des informations et copie du dossier médical du Président Arafat, nonobstant les déclarations infondées du porte-parole du ministère de la Défense", affirment-ils. Interrogé par l’AFP, Me Plantade s’est refusé à tout commentaire à propos d’une éventuelle démarche juridique destinée à empêcher la transmission du dossier à M. Al-Qidwa. Les avocats ont toutefois ajouté : "s’ils remettaient, sans autorisation préalable de Mme Arafat, copie du dossier médical du président Arafat à un tiers, fût-il le représentant de l’Autorité palestinienne ou bien un membre de la famille qui n’a pas la qualité d’ayant droit, les autorités de l’hôpital d’instruction des Armées Percy (...) devraient en assurer les conséquences à venir". Citant une jurisprudence administrative, les avocats estiment que les ayants droit sont : "les héritiers, le conjoint survivant, le légataire universel ou à titre universel, à l’exclusion de toute autre personne". Me Plantade s’est à nouveau refusé à toute indication au sujet de la divulgation du dossier par Mme Arafat qui en a reçu une copie vendredi et a ensuite regagné Tunis. "Madame Arafat comprend pleinement les raisons diplomatiques et historiques qui existent, mais elles ne sauraient justifier que la raison d’État l’emporte sur l’État de droit", écrivent encore ses avocats. L’ancien président de l’Autorité palestinienne avait été admis le 29 octobre à l’hôpital militaire Percy de Clamart, où il est décédé le 11 novembre. Depuis son décès, des rumeurs persistantes circulent dans l’opinion palestinienne et dans le monde arabe, selon lesquelles le chef historique des Palestiniens aurait été empoisonné par Israël.
Agence France-Presse Paris - 22 - 11 - 2004
Un boulevard de Tunis dédié à Arafat
Un boulevard de Tunis porte désormais le nom de Yasser Arafat. L’artère qui est située aux abords de l’aéroport international de Tunis-Carthage, a été inaugurée dimanche par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, en présence d’un représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’ambassadeur de Palestine à Tunis. Tunis a donné refuge à Yasser Arafat et à ses proches collaborateurs pendant de 1982 à 1994, date à laquelle le raïs palestinien a regagné les territoires évacués par les Israéliens à la faveur des accords d’Oslo. La veuve d’Arafat, Souha, qui réside tantôt à Paris tantôt à Tunis, n’a pas assisté à la cérémonie, ni sa fille, Zahwa, 9 ans. Celle-ci poursuit ses études à la Marsa, en banlieue nord de Tunis.
The Associated Press Tunis - 22 - 11 - 2004
Inauguration d’un boulevard Yasser Arafat à Tunis
Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a inauguré dimanche à Tunis un boulevard Yasser Arafat en hommage au défunt président de l’Autorité palestinienne, a-t-on appris lundi de source officielle. Le boulevard Yasser Arafat est situé non loin de l’aéroport international de Tunis-Carthage et la plaque portant son nom a été dévoilée par M. Ben Ali en présence du représentant de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Tunis et d’étudiants palestiniens poursuivant leurs études en Tunisie. Tunis a accueilli le leader palestinien et le siège de l’OLP, entre 1982 et 1994 et son épouse, Souha Arafat, partage son temps entre Paris et Gammarth (banlieue nord de Tunis) où elle réside dans une luxueuse villa avec sa fille Zawa, 9 ans, qui est scolarisée en Tunisie.
Agence France-Presse Tunis - 22 - 11 - 2004 |