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AFP, le 15 décembre 2004
Le président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, a lancé un appel à la communauté internationale pour lutter contre l’extrémisme et le terrorisme, dans un discours prononcé jeudi à Tunis à l’occasion de la réception des lettres de créance de 18 nouveaux ambassadeurs.
"L’aggravation des conflits armés, la multiplication des foyers de tension et la prolifération des phénomènes de pauvreté, d’extrêmisme et de terrorisme (...) commandent la conjonction des efforts de tous les Etats et de tous les peuples, pour remédier aux causes de ces fléaux tout autant qu’aux sentiments de résignation, de frustration et de désespoir qu’ils engendrent", a déclaré le président tunisien. [1]
La situation au Moyen-Orient exige, selon lui, "que soit instaurée, à bref délai, une solution équitable, durable et globale, pour les peuples de cette région et, en premier lieu, pour le peuple palestinien frère".
"Nous exhortons la communauté internationale et les pays parrainant le processus de paix à assumer un rôle énergique pour la reprise des négociations et à permettre au peuple palestinien de créer son propre Etat indépendant sur le sol de sa patrie", a-t-il ajouté.
M. Ben Ali a appelé ensuite la communauté internationale et les Nations unies à "aider le peuple irakien frère à restaurer sa sécurité et sa stabilité, afin qu’il puisse se consacrer à la reconstruction de son pays dans le cadre de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale".
Rappelant que la Tunisie détenait la présidence de la Ligue arabe, M. Ben Ali a indiqué qu’il s’employait à "soutenir tout ce qui peut servir l’action arabe commune et impulser le processus de réforme, de modernisation et de développement de la région".
Il s’est déclaré déterminé à "dynamiser les activités et les structures de l’Union du maghreb arabe (UMA, Tunisie, Maroc, Algérie, Libye et Mauritanie)".
L’UMA, fondée en 1989, visant la construction d’un Maghreb uni aux plans politique et économique, est paralysé depuis dix ans par des divergences entre ses Etats membres, notamment en raison du différend algéro-marocain sur le Sahara occidental. |