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Alerte de Marguerite Rollinde.
L’avocate tunisienne Radhia Nasraoui m’a informé du décès en prison, le 8 février dernier, de Sadek Jhinaoui. Ce dernier est le frère de Abderrahman Jhianoui qui était lui aussi mort en détention en février 2001 dans des conditions qui n’ont jamais été élucidées.
Fait troublant, le directeur de la prison de Borj er roumi, à Bizerte, où était incarcéré Sadek Jhinaoui est celui-là même qui était directeur de la prison de Borj el-amri, près de Tunis, où était détenu son frère Abderrahmane.
Autre fait troublant, alors que les autorités ont déclaré à la famille que leur fils était mort de mort naturelle (crise cardiaque), d’importantes forces de police étaient présentes à la morgue de l’hôpital Charles Nicole où avait été déposé le corps. L’avocate n’a pas eu le droit de le voir et après que la famille ait, enfin, été autorisé à le récupérer, des agents ont débarqué au domicile de la mère pour faire pression sur elle pour que l’enterrement ait lieu, au plus vite, demain matin avant 10h et pas, comme c’est la coutume, l’après midi après la prière du vendredi.
Tous ces détails incitent à se demander pourquoi, 4 ans après son frère Abderrahmane, Sadek Jhinaoui est mort en prison, alors que sa soeur qui l’avait visité la semaine passée, l’avait trouvé en bonne santé. |